Utilisation de la chicorée comme culture intercalaire pour améliorer la durabilité, la productivité et la résilience des systèmes viticoles des Hauts-de-France dans un contexte de changement climatique
J-20
Doctorat Doctorat complet
Agronomie Ecologie
Hauts-de-France
- Disciplines
- Agroalimentaire
- Laboratoire
- UMR_T 1158 UMR Transfrontalière BioEcoAgro
- Institution d'accueil
- UNIVERSITE DE LILLE
Description
Les pratiques agricoles actuelles font lobjet de critiques croissantes en raison de la toxicité des produits phytosanitaires employés en agriculture conventionnelle, mais également de celle des produits à base de cuivre utilisés en agriculture biologique. Parallèlement, le changement climatique compromet la résilience des plantes face aux stress abiotiques. La chicorée (Cichorium intybus), reconnue pour sa robustesse et sa rusticité, constitue un réservoir significatif de microorganismes bénéfiques à la fois au niveau rhizosphérique et endophyte. Ces microorganismes confèrent à la chicorée une tolérance accrue à divers stress environnementaux comme la sécheresse, ainsi qu'une capacité avérée à solubiliser le phosphate et à accumuler des métaux au niveau de ses racines. En tant que culture intercalaire, la chicorée présente un potentiel agronomique prometteur: elle contribue à améliorer la qualité et la structure du sol, à accroître la disponibilité des nutriments, à renforcer la tolérance des plantes voisines à la sécheresse et à réduire la présence de métaux et autres contaminants, rendant ainsi le sol plus sain et plus favorable aux cultures principales, telles que la vigne.Le projet de thèse sarticule autour de trois objectifs complémentaires. Le premier vise à évaluer les bénéfices physiologiques de la chicorée à travers des expérimentations multi-échelles, en conditions contrôlées et au champ, afin danalyser la dynamique nutritionnelle et hydrique, ainsi que la tolérance aux métaux, en particulier au cuivre, chez la chicorée et la vigne cultivées séparément ou en co-culture. Les effets de la chicorée en conditions de stress nutritionnel, hydrique et de pollution métallique seront étudiés à laide dapproches physiologiques, transcriptomiques (microarrays ou RNA-seq) et analytiques (ICP-OES).
Le deuxième objectif porte sur létude des bénéfices du microbiote de la chicorée. La dynamique des microbiotes rhizosphérique et endophyte de la chicorée et de la vigne sera analysée par des approches métagénomiques. Sur cette base, un microbiote synthétique chicoréevigne (SynCom), constitué de souches bénéfiques, sera développé afin daméliorer lutilisation des ressources du sol et la tolérance de la vigne aux stress métalliques et hydriques, puis évalué en conditions contrôlées et au champ.
Enfin, le troisième objectif vise à étudier les interactions planteplante et plantemicrobiote par lanalyse des exsudats racinaires de la chicorée et de la vigne selon les modalités de culture (plantes seules, co-culture, avec ou sans SynCom). Les profils métabolomiques (RMN, LC-MS) seront corrélés aux données microbiologiques afin didentifier les mécanismes impliqués dans ces interactions.
Compétences requises
Le projet de thèse sadresse à un(e) candidat(e) titulaire dun Master (ou équivalent) en biologie végétale, agronomie, microbiologie, biotechnologies ou disciplines connexes. Des connaissances en physiologie végétale et/ou en microbiologie des sols constitueront un atout. Le/la candidat(e) devra démontrer un intérêt marqué pour la recherche expérimentale et le travail en conditions contrôlées et au champ. Des compétences ou une première expérience en techniques de laboratoire (microbiologie, biologie moléculaire, analyses physiologiques ou biochimiques) seront appréciées, de même quune sensibilité aux approches « omiques » (transcriptomique, métagénomique, métabolomique) et à lanalyse de données. Au-delà des compétences techniques, le/la candidat(e) devra faire preuve de rigueur scientifique, dautonomie, de capacité dorganisation et dun bon esprit danalyse et de synthèse. Une aptitude au travail en équipe, dans un contexte pluridisciplinaire et partenarial, ainsi quun bon niveau danglais scientifique (écrit et oral) sont attendus.Bibliographie
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Hilbert, J.-L., & Rambaud, C. (2023). Industrial chicory and its specialized metabolites: Diversification of uses and varietal selection. In J. L. Hilbert & C. Rambaud (Eds.), Natural Products in Beverages (pp. 135). https://doi.org/10.1007/978-3-031-04195-2_134-1
Leclercq L, Debarre S, Lloret E, Taminiau B, Daube G, Rambaud C, Drider D, Siah A, Desprez B, Hilbert JL, Lucau-Danila A (2025) Unveiling the hidden allies of industrial chicory: A metagenomic exploration of rhizospheric microbiota and their impact on productivity and plant health. Frontiers in Microbiology, ID 1509094,16. https://doi.org/10.3389/fmicb.2025.1509094
Wu, S., Yang, Y., Qin, Y., Deng, X., Zhang, Q., Zou, D., & Zeng, Q. (2023). Cichorium intybus L. is a potential Cd-accumulator for phytoremediation of agricultural soil with strong tolerance and detoxification to Cd. Journal of Hazardous Materials, 451, 131182. https://doi.org/10.1016/j.jhazmat.2023.131182
Mots clés
chicorée, vigne, métagénomique, santé des sols, physiologie des plantes, interculturesOffre boursier / non financée
Ouvert à tous les pays
Dates
Date limite de candidature 15/05/26
Durée36 mois
Date de démarrage01/10/26
Date de création20/02/26
Langues
Niveau de français requisC1 (autonome)
Niveau d'anglais requisC1 (autonome)
Divers
Frais de scolarité annuels400 € / an
Contacts
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